Mot du lexique marocain

Élevage nomade au Maroc

L’élevage nomade au Maroc désigne une forme d’élevage pastoral extensif dans laquelle des éleveurs déplacent régulièrement leurs troupeaux et, selon les cas, leurs campements, afin d’exploiter des pâturages et des points d’eau dont la disponibilité varie dans l’espace et le temps. Les troupeaux peuvent comprendre notamment des ovins, des caprins et des dromadaires. Cette mobilité dépend des conditions climatiques, des ressources fourragères, de l’accès à l’eau et des possibilités d’utilisation des parcours.

Le mot « nomade » vient du grec nomás, « qui fait paître » ou « qui se déplace avec ses troupeaux », lui-même lié à une racine signifiant « faire paître » ou « distribuer ». Le nomadisme pastoral se distingue généralement de la transhumance, qui repose plutôt sur des déplacements saisonniers entre des espaces de pâturage relativement déterminés. Dans la pratique, cette distinction n’est pas toujours absolue : les formes de mobilité pastorale constituent un continuum, allant de déplacements fréquents et irréguliers à des parcours saisonniers plus organisés.

Au Maroc, l’élevage nomade et les formes de pastoralisme mobile sont surtout associés aux zones arides et semi-arides, notamment dans les steppes de l’Oriental, les marges présahariennes, certaines régions de l’Atlas et les provinces du Sud. Leur répartition et leur importance ont évolué sous l’effet de la sédentarisation, de l’extension des cultures, de l’aménagement des parcours, des frontières administratives et des changements climatiques. Il convient donc de ne pas confondre l’élevage nomade avec l’ensemble de l’élevage extensif ni avec la population officiellement recensée comme « nomade », ces catégories ne recouvrant pas exactement les mêmes réalités.